couverture.png
 Nous avons le plaisir de vous faire découvrir "Souvenirs d'Oranie", autobiographie poignante retraçant les premiers pas d'un homme jusqu'à son exode en 1962...
Entre anecdotes croustillantes et description de scènes armées, le ton est juste et le récit de Jules-Bernard nous emmène vivre ce pan de vie avec lui et les siens.
Format : 15x21 cm - 266 pages

Sa naissance

En 2013, il a suffi d'un simple déclic téléphonique pour déclencher en Jules-Bernard une immersion profonde dans les méandres de ses souvenirs enfouis volontairement depuis 1962 au plus profond de son âme.

Les événements tragiques survenus dans son environnement jusqu'en juin 1962 avaient annihilé depuis, les chemins d'accès à ces souvenirs si douloureux. Même les périodes les plus joyeuses de sa vie avaient disparu sous la gangue de l'incompréhension d'un gamin de quatorze ans !

Cette plongée vers le passé lui a permis d'évoquer, avec sa sensibilité de gamin, la vie au quotidien des familles « pied-noir » intégrées dans les quartiers multiculturels en Oranie, leurs joies et leurs malheurs.

La littérature, en général, relative à l'époque où l'Algérie comportait trois départements français a, semble-t-il, surfé sur un voile opaque au-dessus de ces populations mal connues. Ainsi, la résurgence soudaine de ces souvenirs familiaux, a permis à Jules-Bernard de découvrir progressivement d'autres traits de la personnalité de son père, disparu prématurément et qu'il a si peu connu lorsqu'ils vivaient ensemble.

Note sur l'auteur

Jules-Bernard MONTAVA

L'auteur est né dans le quartier de la Marine à Sidi-Bel-Abbès, en Algérie, le 4 juillet 1948.

Il vécut ensuite une partie de son enfance dans le quartier de la Cité Petit à Oran.

Enfant surdoué, il sauta deux classes à l'école primaire du docteur Abadie de la Cité Petit. À huit ans, il suivit les cours de sixième au lycée Lamoricière, en section « latin », mais il fut renvoyé en fin d’année scolaire.

Après un nouveau CM2 à l'école primaire, il entra au lycée Ardaillon jusqu'au départ définitif d'Algérie, le 17 juin 1962.

Son parcours scolaire en France fut moins chaotique. Un professeur de mathématique moderne du lycée Thiers à Marseille lui inculqua le goût des études scientifiques qu'il clôtura par un diplôme d'ingénieur.

Il n'abandonna pas pour autant sa passion pour l'écriture ! 

Cet ouvrage est le reflet de sa mémoire d’enfant. Les personnages mentionnés et les événements relatés sont le fruit de ses souvenirs lointains et imprécis.

Son prix

Souvenirs d'Oranie est vendu au prix de  17€

Pour information : 

Frais d'envoi en France métropolitaine (sous réserve de modification des prix de La Poste) :
Pour 1 livre: 8,50 euros

De 2 à 4 livres : 9,50 euros
De 5 à 7 livres : 14,50 euros
De 8 à 15 livres : 21 euros

Envoi possible en zone "Euro", nous contacter pour connaitre les tarifs d'envoi.

Envoi possible au Canada, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Australie, nous contacter pour les modalités de paiement et les frais d'envoi

Autres pays, nous contacter.

 

- Dans l'un de nos deux points de retrait, sur rendez-vous :

Soyons (O7) et Melun (77)

Pour l'acquérir :

- Sur commande par mail : selaprodsarl@gmail.com

- Sur notre boutique en ligne 

 

- Lors de nos évènements (voir page dédiée)

Extrait :

À Sidi-Bel-Abbès, tous les quartiers semblaient sous la surveillance quadrillée et sans faille de la Légion.

Ce jour-là pourtant un attentat eu lieu aux abords du centre-ville. Son déroulement fut corroboré par trois groupes de témoins appartenant à notre famille. Yves, frère d'Emile, mari de ma tante Solange, faisait son service militaire dans la base aérienne de la Sénia, aéroport proche de la ville d'Oran. Il avait obtenu une permission et se promenait au centre-ville en compagnie de sa promise et de sa future belle-mère. En ce temps-là, les amoureux ne s'isolaient jamais seuls.

Sur le chemin du retour, Yves sursauta en entendant une pétarade très proche. C'était un militaire et il distingua immédiatement le bruit caractéristique d'une arme automatique. Ce n’étaient pas des pétards festifs, d'ailleurs nous n'étions pas un 14 juillet. Il projeta ses deux bras sur les épaules des femmes et les renversa sur le sol. Elles hurlèrent de stupeur en tombant sur le trottoir. Yves releva la tête une fraction de seconde et vit la traction Citroën roulant vers la route de Mascara, vitres arrière baissées et mitraillant les passants de chaque côté du véhicule.

Ils avaient eu la vie sauve grâce au bon jugement et au réflexe d'Yves. Les impacts de balle sur la palissade derrière eux ne laissaient aucun doute sur leur espérance de vie sans ce geste spontané.

En se relevant, ils aperçurent le carnage sur le trottoir opposé. Les hurlements s'élevaient dans cette atmosphère de guerre. Sur la terrasse du bistro en face, des corps gisaient.

Plus tard dans la soirée, nous apprîmes le meurtre de l'oncle Raymond, un frère de mon grand-père paternel. Il jouait sereinement à la belote avec ses amis de tous cultes en sirotant une anisette sur la terrasse de ce bistro quand le mitraillage eut lieu.

Une balle lui fracassa la nuque.

Les terroristes poursuivirent leur cheminement meurtrier, les canons des mitraillettes dépassant des vitres arrière du véhicule. Ma sœur et les cousines qui se rapprochaient du centre-ville, avaient entendu au loin l'éclatement de pétards. Sans déterminer les origines de ces claquements, ma sœur leur imposa un demi-tour rapide car elle avait une phobie des pétards. Elles retournèrent vers le quartier du Mamelon en longeant la route de Mascara et entendirent, au loin, une voiture qui roulait à vive allure.

À quelques mètres des filles, la pétarade non identifiable recommença et elles eurent la présence d'esprit de se protéger derrière un kiosque à musique pour amortir les bruits. C'est en voyant les flammèches sortir par les vitres baissées qu'elles comprirent la véritable origine de cette pétarade. Elles attendirent l'arrivée des secours pour quitter leur abri de fortune.